Sirius avait simplement traversé l'arcade en tombant, il n'allait pas tarder à réapparaître de l'autre côté...
Sirius, pourtant, ne réapparaissait pas.
- SIRIUS ! hurla Harry. SIRIUS !
Il était parvenu au pied des gradins, la respiration brûlante, saccadée. Sirius devait se trouver juste derrière le rideau, Harry allait le sortir de là...
- Noooon ! ! ! ! !
Harry se réveilla en sursaut, la respiration haletante. Depuis la perte de son parrain, il n'avait cessé de faire toutes les nuits ce même cauchemar. Sa cicatrice était chaude mais ne le brûlait pas. Tandis qu'il reprenait son souffle, il s'efforçait d'oublier ce cauchemar. Son parrain était mort par sa faute, il ne pouvait s'empêcher d'y penser. Il s'en voulait énormément. Il avait envie d'en parler, mais personne ne pouvait le comprendre, personne ne pouvait souffrir comme lui. Dans sa tête, lui seul était le responsable de la mort de son oncle. Soudain, il repensa au soulagement qu'il avait éprouvé en parlant de la mort de Sirius à Luna Lovegood. Il voulait lui écrire, lui expliquer, parler, se faire comprendre. Il prit sans faire de bruit de l'encre, une plume, un parchemin et écrit.
Chère Luna,
Lorsque nous avions parlé à la fin de l'année, pendant le festin de fin d'année, le poids qui pesait sur mon c½ur s'était allégé, cela m'avait fait beaucoup de bien. Sirius était mon parrain et je l'aimais beaucoup, ce n'était pas un meurtrier. La cicatrice qui se trouve sur mon front a créé un lien avec Voldemort ce qui fait que certaines fois, j'ai des visions. Il est arrivé un jour où Voldemort s'en est aperçu et c'est à cause de ça que j'ai eu la vision de Sirius détenu par Voldemort. J'ai voulu le sauver mais, c'est lui qui a dû venir à mon secours, c'est lui qui a été...tué... par ma faute ! ! Tous les jours, je repense au moment où il avait doucement traversé le voile. Rien que de t'écrire, ça me fait beaucoup de bien. Je ne m'attends pas spécialement à ce que tu répondes, je voulais simplement m'exprimer, me soulager. J'espère que tu vas bien, que tes vacances se passent bien et que tu as attrapé un Ronflak Cornu.
A bientôt
Harry Potter.
PS. Tu diras merci à ton père pour l'article sur moi, grâce à lui, beaucoup de monde m'a cru.
Il plia sa lettre et l'attacha à la patte d'Hedwige, il lui donna une petite tape amicale et lui fit signe de s'envoler.
Il était dix heures, Harry entendait son oncle, sa tante et son cousin discuter dans la cuisine mais il ne voulait pas descendre. Depuis la perte de Sirius, Harry passait son temps allongé sur son lit à regarder le plafond. Ce jour-là, Harry se dit que cela ne pouvait plus durer. Il se leva, s'habilla, essaya en vain de se coiffer et sorti. Au Privet Drive, tout était normal. La rue semblait se réveiller. Harry marcha jusqu'à la rue suivante et trouva un bureau de tabac. Il fouilla dans sa poche et y trouva un peu d'argent moldu. Il acheta un journal sur l'actualité et se mit à le feuilleter. Heureusement, il n'y découvrit aucune mort suspecte ou autre fait qui aurait pu porter la marque de Voldemort. Il alla boire une grenadine dans un bar. Ce qu'il aimait chez les moldus, c'est que personne ne le montrait du doigt, personne ne faisait attention à sa cicatrice. La porte s'ouvrit et Harry vit Mrs Figg, la voisine.
- Oh, bonjour Harry, comment vas-tu, s'exclama-t-elle.
- Très bien merci.
- Nous nous voyons dans de meilleures conditions que la dernière fois n'est-ce pas ?
- Oui, approuva Harry en se souvenant que la dernière fois qu'il l'avait vu, c'était au tribunal.
- Tu es tout seul, tu n'as pas d'amis ici ? interrogea Mrs Figg
- Non, il y a longtemps que je n'étais pas sorti. Vous n'avez rien remarqué de bizarre dont Voldemort pourrait être l'auteur ?
- Chut mon petit, ne prononce pas son nom ! Ne t'inquiète pas, il n'y a rien de bizarre. Heureusement ! J'ai bien peur que le monde replonge dans la terreur, comme avant. Dit tristement Mrs Figg.
- Je dois y aller, à bientôt, dit Harry.
Il rentra chez les Dursley et alla s'allonger sur son lit. Combien de temps resterait-il seul ? Pourquoi Voldemort ne se manifestait-il pas ? Attendait-il d'avoir plus de partisans ?
Harry resta ainsi sur son lit toute la journée avec des milliers de questions qui tournoyaient dans sa tête. Vers dix-neuf heures, six hiboux s'engouffrèrent par la fenêtre ouverte. Chaque hibou avait une lettre attachée à la patte. Harry se demanda ce qui se passait, était-ce grave ? Quelqu'un était-il mort ? Il fut soudain pris d'un grande inquiétude. Il prit délicatement une des lettres et l'ouvrit.
Salut Harry, c'est Cho Chang
J'aimerais te voir pour que l'on parle ensemble, je serais sur le chemin de traverse le 28 juillet, peut-être que nous pourrons nous voir à ce moment-là. Si tu as une idée afin de se voir plus tôt je veux bien et si tu ne peux pas venir en même temps que moi sur le chemin de traverse, je patienterais jusqu'à la rentrée.
A bientôt j'espère
Cho Chang
Grosses bises.
Harry fut soulagé de ne rien apprendre de grave mais il se demandait ce qu'elle lui voulait. Peut-être voulait-elle sortir avec lui... Harry ne savait pas ce qu'il ressentait pour elle. Il pensait ne plus l'aimer mais il n'en était pas sûr... Il prit la lettre que lui apportait Hedwige.
Bonjour Harry, merci pour ta lettre, je ne reçois pas souvent du courrier car je n'ai pas beaucoup d'amis, ta lettre m'a fait énormément plaisir. Je suis contente d'avoir pu t'aider et de savoir que quelqu'un me fait confiance. Je te comprends pour ton parrain, ça doit être très dur à supporter mais dis toi que ce n'est pas de ta faute, s'il est venu à ton secours, c'est qu'il le voulait. Si tu tous les jours tu revois dans ta tête le moment où il a disparu, c'est que tu en as besoin, le jour où tu ne verras plus ça dans ta tête, cela voudra dire que tu seras passé à autre chose tout en aimant, bien sûr, encore ton parrain. Tant que tu as besoin d'y penser, penses-y. C'était pareil avec ma mère, toutes les nuits je faisais un cauchemar mais plus maintenant, ça passe... Nous n'avons pas attrapé de Ronflak Cornu mais tout se passe très bien quand même
Luna
A la rentrée
Harry était très heureux que Luna lui ait répondu. Ce qu'elle lui avait écrit était très gentil et le touchait. Il prit une autre enveloppe.
Harry, c'est Tonks, je t'écris pour te prévenir que nous allons venir te chercher demain, Molly veut en faire une surprise à Ron et Hermione alors ne dis rien.
Ne pense pas trop à Sirius, il ne faut pas t'en faire, ce n'est pas de ta faute. Prépare tes affaires et tiens toi prêt demain vers dix heures. Ne préviens pas ton oncle et ta tante, nous nous occupons de tout.
Tonks, au plaisir de te voir très bientôt.
Il allait bientôt revois Ron, Hermione, Fred et George, tout l'Ordre du Phénix ! ! Dire que dix minutes avant, il avait eu peur d'ouvrir ces lettres ! Le c½ur léger, il prit la lettre à la patte de Coquecigrue le hibou de Ron.
Salut Harry ! J'espère que tu vas bien et que tes moldus sont sympa ! Demain soir, nous allons square Grimaud, j'ai demandé à maman si tu pouvais y venir mais elle a répondu pas maintenant... Dommage, mais je pense que tu pourras bientôt venir. Je ne sais pas où est Hermione, elle ne m'a pas encore répondu.
Ron
Bonjour Harry, c'est Hermione, je suis en vacances en France, demain je vais rejoindre Ron square Grimaud mais ne lui dis rien s'il te plaît. Je visite tellement de choses que je n'ai pas beaucoup de temps pour vous écrire. Avec toutes mes amitiés Hermione.
Harry prit la dernière lettre.
Harry, c'est Maugrey, envoie moi ce hibou pour me dire si tu vas bien et si tout se passe bien.
Sirius, pourtant, ne réapparaissait pas.
- SIRIUS ! hurla Harry. SIRIUS !
Il était parvenu au pied des gradins, la respiration brûlante, saccadée. Sirius devait se trouver juste derrière le rideau, Harry allait le sortir de là...
- Noooon ! ! ! ! !
Harry se réveilla en sursaut, la respiration haletante. Depuis la perte de son parrain, il n'avait cessé de faire toutes les nuits ce même cauchemar. Sa cicatrice était chaude mais ne le brûlait pas. Tandis qu'il reprenait son souffle, il s'efforçait d'oublier ce cauchemar. Son parrain était mort par sa faute, il ne pouvait s'empêcher d'y penser. Il s'en voulait énormément. Il avait envie d'en parler, mais personne ne pouvait le comprendre, personne ne pouvait souffrir comme lui. Dans sa tête, lui seul était le responsable de la mort de son oncle. Soudain, il repensa au soulagement qu'il avait éprouvé en parlant de la mort de Sirius à Luna Lovegood. Il voulait lui écrire, lui expliquer, parler, se faire comprendre. Il prit sans faire de bruit de l'encre, une plume, un parchemin et écrit.
Chère Luna,
Lorsque nous avions parlé à la fin de l'année, pendant le festin de fin d'année, le poids qui pesait sur mon c½ur s'était allégé, cela m'avait fait beaucoup de bien. Sirius était mon parrain et je l'aimais beaucoup, ce n'était pas un meurtrier. La cicatrice qui se trouve sur mon front a créé un lien avec Voldemort ce qui fait que certaines fois, j'ai des visions. Il est arrivé un jour où Voldemort s'en est aperçu et c'est à cause de ça que j'ai eu la vision de Sirius détenu par Voldemort. J'ai voulu le sauver mais, c'est lui qui a dû venir à mon secours, c'est lui qui a été...tué... par ma faute ! ! Tous les jours, je repense au moment où il avait doucement traversé le voile. Rien que de t'écrire, ça me fait beaucoup de bien. Je ne m'attends pas spécialement à ce que tu répondes, je voulais simplement m'exprimer, me soulager. J'espère que tu vas bien, que tes vacances se passent bien et que tu as attrapé un Ronflak Cornu.
A bientôt
Harry Potter.
PS. Tu diras merci à ton père pour l'article sur moi, grâce à lui, beaucoup de monde m'a cru.
Il plia sa lettre et l'attacha à la patte d'Hedwige, il lui donna une petite tape amicale et lui fit signe de s'envoler.
Il était dix heures, Harry entendait son oncle, sa tante et son cousin discuter dans la cuisine mais il ne voulait pas descendre. Depuis la perte de Sirius, Harry passait son temps allongé sur son lit à regarder le plafond. Ce jour-là, Harry se dit que cela ne pouvait plus durer. Il se leva, s'habilla, essaya en vain de se coiffer et sorti. Au Privet Drive, tout était normal. La rue semblait se réveiller. Harry marcha jusqu'à la rue suivante et trouva un bureau de tabac. Il fouilla dans sa poche et y trouva un peu d'argent moldu. Il acheta un journal sur l'actualité et se mit à le feuilleter. Heureusement, il n'y découvrit aucune mort suspecte ou autre fait qui aurait pu porter la marque de Voldemort. Il alla boire une grenadine dans un bar. Ce qu'il aimait chez les moldus, c'est que personne ne le montrait du doigt, personne ne faisait attention à sa cicatrice. La porte s'ouvrit et Harry vit Mrs Figg, la voisine.
- Oh, bonjour Harry, comment vas-tu, s'exclama-t-elle.
- Très bien merci.
- Nous nous voyons dans de meilleures conditions que la dernière fois n'est-ce pas ?
- Oui, approuva Harry en se souvenant que la dernière fois qu'il l'avait vu, c'était au tribunal.
- Tu es tout seul, tu n'as pas d'amis ici ? interrogea Mrs Figg
- Non, il y a longtemps que je n'étais pas sorti. Vous n'avez rien remarqué de bizarre dont Voldemort pourrait être l'auteur ?
- Chut mon petit, ne prononce pas son nom ! Ne t'inquiète pas, il n'y a rien de bizarre. Heureusement ! J'ai bien peur que le monde replonge dans la terreur, comme avant. Dit tristement Mrs Figg.
- Je dois y aller, à bientôt, dit Harry.
Il rentra chez les Dursley et alla s'allonger sur son lit. Combien de temps resterait-il seul ? Pourquoi Voldemort ne se manifestait-il pas ? Attendait-il d'avoir plus de partisans ?
Harry resta ainsi sur son lit toute la journée avec des milliers de questions qui tournoyaient dans sa tête. Vers dix-neuf heures, six hiboux s'engouffrèrent par la fenêtre ouverte. Chaque hibou avait une lettre attachée à la patte. Harry se demanda ce qui se passait, était-ce grave ? Quelqu'un était-il mort ? Il fut soudain pris d'un grande inquiétude. Il prit délicatement une des lettres et l'ouvrit.
Salut Harry, c'est Cho Chang
J'aimerais te voir pour que l'on parle ensemble, je serais sur le chemin de traverse le 28 juillet, peut-être que nous pourrons nous voir à ce moment-là. Si tu as une idée afin de se voir plus tôt je veux bien et si tu ne peux pas venir en même temps que moi sur le chemin de traverse, je patienterais jusqu'à la rentrée.
A bientôt j'espère
Cho Chang
Grosses bises.
Harry fut soulagé de ne rien apprendre de grave mais il se demandait ce qu'elle lui voulait. Peut-être voulait-elle sortir avec lui... Harry ne savait pas ce qu'il ressentait pour elle. Il pensait ne plus l'aimer mais il n'en était pas sûr... Il prit la lettre que lui apportait Hedwige.
Bonjour Harry, merci pour ta lettre, je ne reçois pas souvent du courrier car je n'ai pas beaucoup d'amis, ta lettre m'a fait énormément plaisir. Je suis contente d'avoir pu t'aider et de savoir que quelqu'un me fait confiance. Je te comprends pour ton parrain, ça doit être très dur à supporter mais dis toi que ce n'est pas de ta faute, s'il est venu à ton secours, c'est qu'il le voulait. Si tu tous les jours tu revois dans ta tête le moment où il a disparu, c'est que tu en as besoin, le jour où tu ne verras plus ça dans ta tête, cela voudra dire que tu seras passé à autre chose tout en aimant, bien sûr, encore ton parrain. Tant que tu as besoin d'y penser, penses-y. C'était pareil avec ma mère, toutes les nuits je faisais un cauchemar mais plus maintenant, ça passe... Nous n'avons pas attrapé de Ronflak Cornu mais tout se passe très bien quand même
Luna
A la rentrée
Harry était très heureux que Luna lui ait répondu. Ce qu'elle lui avait écrit était très gentil et le touchait. Il prit une autre enveloppe.
Harry, c'est Tonks, je t'écris pour te prévenir que nous allons venir te chercher demain, Molly veut en faire une surprise à Ron et Hermione alors ne dis rien.
Ne pense pas trop à Sirius, il ne faut pas t'en faire, ce n'est pas de ta faute. Prépare tes affaires et tiens toi prêt demain vers dix heures. Ne préviens pas ton oncle et ta tante, nous nous occupons de tout.
Tonks, au plaisir de te voir très bientôt.
Il allait bientôt revois Ron, Hermione, Fred et George, tout l'Ordre du Phénix ! ! Dire que dix minutes avant, il avait eu peur d'ouvrir ces lettres ! Le c½ur léger, il prit la lettre à la patte de Coquecigrue le hibou de Ron.
Salut Harry ! J'espère que tu vas bien et que tes moldus sont sympa ! Demain soir, nous allons square Grimaud, j'ai demandé à maman si tu pouvais y venir mais elle a répondu pas maintenant... Dommage, mais je pense que tu pourras bientôt venir. Je ne sais pas où est Hermione, elle ne m'a pas encore répondu.
Ron
Bonjour Harry, c'est Hermione, je suis en vacances en France, demain je vais rejoindre Ron square Grimaud mais ne lui dis rien s'il te plaît. Je visite tellement de choses que je n'ai pas beaucoup de temps pour vous écrire. Avec toutes mes amitiés Hermione.
Harry prit la dernière lettre.
Harry, c'est Maugrey, envoie moi ce hibou pour me dire si tu vas bien et si tout se passe bien.